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Dessalement en Tunisie : Sousse renforce les infrastructures existantes

Dimanche 30 Mars 2025 - 10:55

Face au stress hydrique croissant, la Tunisie s’apprête à renforcer son approvisionnement en eau potable. La station de dessalement de Sousse, dont la mise en service est prévue en juin 2025, viendra compléter les infrastructures existantes, avec une capacité de production de 50 000 mètres cubes par jour.

Chiffres clés :

Face à l’aggravation du stress hydrique, la Tunisie met en place des solutions pour sécuriser son approvisionnement en eau potable. La nouvelle station de dessalement de Sousse, dont l’entrée en service est prévue pour juin 2025, complétera les infrastructures existantes, avec une capacité de production de 50 000 mètres cubes par jour.

Cette annonce a été faite par Abdelhamid Manja, président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale le 29 mars. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau, alors que les ressources traditionnelles sont de plus en plus menacées par le changement climatique.

Sousse s'ajoute à Djerba, Zarâtes, Sfax

Trois stations de dessalement sont déjà en service dans le pays : à Djerba et Zarâtes, avec une capacité de 50 000 m³/jour chacune, et à Sfax, qui produit 100 000 m³/jour. À terme, avec la mise en fonctionnement de celle de Sousse, la production nationale d’eau dessalée atteindra 370 000 m³/jour, soit environ 15 % des besoins quotidiens du pays.

Un programme de 133 millions de dinars pour soutenir l’approvisionnement en eau

Ce projet fait partie d’un programme ambitieux lancé il y a 7 ans pour répondre aux besoins en eau des régions du Cap Bon, du Sahel (Sousse, Monastir, Mahdia) et de Sfax, qui abritent près de 3,7 millions d’habitants. Ce programme vise à compenser les effets du changement climatique, qui compromet les ressources en eau souterraine et la gestion des eaux de surface. Il prévoit notamment la construction d’une retenue de stockage à El Kalaa Kebira, d’une capacité de 33 millions de m³, et une station de traitement des eaux d’une capacité de 350 000 m³/jour.

Le coût total du programme est estimé à 133 millions de dinars, financé par le budget de l’État. Le projet aura des retombées directes pour 3,7 millions de Tunisiens et indirectes pour environ 7 millions grâce à l’interconnexion du système des eaux du pays. Ces nouvelles infrastructures contribueront non seulement à résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau, mais aussi à stimuler le développement économique, notamment dans les secteurs industriels et touristiques.

 

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