La startup tunisienne Bioheat, fondée par Yassine Khelifi, révolutionne la gestion des déchets d'olives en les transformant en briquettes de chauffage écologiques.
Ces briquettes, qui contribuent à réduire la dépendance au bois de chauffage et aux combustibles importés, sont utilisées localement dans des restaurants, des maisons d'hôtes et des écoles, mais sont également exportées vers la France et le Canada, rapporte l'agence AFP dans un reportage publié hier, 29 mars.
Le processus de transformation repose sur une technologie développée par Khelifi après quatre ans de recherche et d'expérimentation. Les briquettes, qui contiennent seulement 8 % d'humidité, génèrent moins d'émissions de carbone que le bois de chauffage traditionnel. Khelifi, un ingénieur issu d'une famille d'agriculteurs, a vu dans les résidus d'olives une opportunité de créer de l'énergie durable tout en luttant contre la déforestation et le changement climatique.
La Tunisie, troisième producteur mondial d'huile d'olive, génère chaque année des milliers de tonnes de déchets d'olives. Bioheat valorise ce matériau en produisant des briquettes utilisées pour le chauffage et la cuisson. L'entreprise prévoit de produire 600 tonnes de briquettes en 2025, tout en contribuant à la réduction de la dépendance énergétique du pays.
Le modèle de Bioheat a séduit de nombreux acteurs locaux, comme Selim Sahli, propriétaire d'une maison d'hôtes, qui a vu ses coûts de chauffage réduits de manière significative grâce à ces briquettes. Le marché de l'exportation est également prometteur, avec 60 % de la production destinée à l'exportation.