La Tunisie et l’Algérie ont engagé des discussions en vue de créer une zone de libre-échange à leur frontière commune. L’annonce a été faite jeudi 5 novembre 2026 par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une présentation devant les commissions parlementaires de l’Industrie, du Commerce et des secteurs productifs.
Ce projet s’inscrit dans les efforts visant à dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays et à soutenir le développement économique des régions frontalières. À ce stade, il s’agit de discussions préparatoires et non d’une zone dont la création aurait déjà été décidée.
Quatre accords pour renforcer les échanges commerciaux
Le ministre a également annoncé l’ouverture de négociations avec la partie algérienne afin de développer le cadre juridique régissant les relations commerciales bilatérales.
Les discussions portent notamment sur un accord de partenariat économique, un accord relatif au transit des marchandises et un accord sectoriel dans le domaine des composants automobiles. L’objectif affiché est de faciliter les échanges, de renforcer la coopération entre les opérateurs économiques et de structurer davantage les relations commerciales entre les deux pays.
La reconnaissance mutuelle des certificats de conformité figure également parmi les instruments évoqués par le ministre. Ce volet appelle toutefois une précision : un accord tuniso-algérien portant sur cette reconnaissance a déjà été signé le 4 octobre 2023 et ratifié par la Tunisie en juin 2026. Les déclarations rapportées ne permettent pas de déterminer si les nouvelles discussions concernent sa mise en œuvre ou des dispositions complémentaires.
Des échanges commerciaux en progression
Le projet intervient dans un contexte de renforcement des relations économiques entre les deux pays. Les échanges commerciaux tuniso-algériens ont progressé de 166% en cinq ans, pour atteindre environ 2,76 milliards de dollars, selon des données du Centre de promotion des exportations (CEPEX) présentées en septembre 2026.
La mise en place d’une zone de libre-échange frontalière pourrait ainsi constituer un nouvel instrument de coopération, notamment pour les entreprises implantées dans les régions proches de la frontière. Sa concrétisation dépendra toutefois de l’aboutissement des discussions et des modalités qui seront retenues par les deux parties.
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