La Tunisie prévoit de consacrer 42 millions de dinars à la promotion de sa destination touristique en 2027, dans le cadre de sa stratégie de repositionnement du secteur et de diversification de l’offre. Inscrites dans le projet de budget économique pour 2027, ces orientations s’articulent autour de la transformation numérique, de l’attraction de nouveaux investissements et de la réhabilitation des établissements touristiques fermés.
Selon le projet de budget économique élaboré par le ministère de l’Économie et de la Planification, les autorités entendent renforcer la promotion de la destination tunisienne sur les marchés intérieur et extérieur, en privilégiant les actions et les événements jugés les plus rentables. Le recours aux outils numériques et aux solutions de marketing intelligent doit également être développé, notamment à travers des partenariats avec des start-up tunisiennes spécialisées.
L’année 2027 sera également marquée par le statut de Tunis, désignée capitale du tourisme arabe. Un programme associant tourisme, culture, arts et sport est envisagé afin de renforcer la visibilité des villes tunisiennes et leur attractivité auprès des visiteurs et des investisseurs.
Une promotion plus ciblée et une offre touristique diversifiée
La stratégie prévoit, par ailleurs, de développer des segments complémentaires au tourisme balnéaire, notamment les tourismes saharien, oasien, écologique, culturel et médical, ainsi que le tourisme d’affaires. Les autorités comptent également favoriser l’arrivée de grandes chaînes hôtelières et aménager de nouvelles zones touristiques, notamment à Zouaraa, dans le gouvernorat de Béja, à Ksour Essef, à Chaffar, dans le gouvernorat de Sfax, et à El Biyach, dans le gouvernorat de Tataouine. L’aménagement de la zone touristique de Sidi Salem, à Bizerte, doit également se poursuivre.
La remise en activité des unités touristiques fermées figure parmi les autres priorités annoncées pour 2027. Les projets envisagés comprennent leur réhabilitation, leur réouverture ou leur reconversion vers de nouvelles formes d’exploitation, notamment des structures d’hébergement et de prise en charge destinées aux touristes étrangers âgés.
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Le programme prévoit également d’améliorer la qualité des prestations, de revoir le système de classement hôtelier en intégrant des critères de durabilité et de poursuivre la numérisation des services, notamment le parcours client, les procédures de suivi et de contrôle, ainsi que les démarches liées aux autorisations. Le développement des ports de plaisance et la poursuite du réaménagement du port de Sidi Bou Saïd sont également prévus. Les projets d’aménagement des communes touristiques bénéficieront, quant à eux, d’une enveloppe de 11 millions de dinars.
Les établissements fermés et la qualité des services au cœur des priorités
Ces ambitions s’inscrivent dans le cadre du plan de développement 2026-2030, qui vise à renforcer la compétitivité du secteur, sa contribution à l’emploi et aux recettes en devises, ainsi que son rôle dans le développement régional. Leur concrétisation dépendra toutefois de la capacité à transformer les projets annoncés en investissements effectifs, à améliorer les infrastructures et les services et à mieux répartir les retombées touristiques entre les régions et sur l’ensemble de l’année.