Les ressources propres des établissements relevant de la tutelle du ministère des Technologies de la Communication couvrent près de 80 % des dépenses globales de la mission pour l’année 2027. Elles atteignent 858,499 millions de dinars (MD), sur un volume total de 1,074 milliard de dinars. Le ministre Sofiene Hemissi a présenté ces chiffres vendredi 6 novembre, lors d’une séance parlementaire consacrée à l’examen du budget de sa mission.
La contribution des ressources de l’État s’élève, quant à elle, à 215,6 MD, soit environ 20 % du montant global. Elle se compose de 46,188 MD de ressources générales, de 69,412 MD provenant d’emprunts extérieurs et de 100 MD issus des comptes spéciaux.
Cette répartition met en évidence le poids des établissements publics dans le financement de la mission des Technologies de la Communication. Une précision s’impose toutefois : les 1,074 milliard de dinars correspondent au volume global des dépenses de la mission et non au budget directement alloué au fonctionnement du ministère, dont les ressources provenant de l’État représentent environ 215,6 MD.
Cybersécurité : la Tunisie vise le niveau 2 à l’horizon 2027
Au-delà de cette structure budgétaire, le programme d’action pour 2027 accorde une place importante au renforcement de la cybersécurité et de la confiance numérique.
Le ministère prévoit notamment d’actualiser le cadre juridique, réglementaire et technique relatif à la protection de la famille et de l’enfant dans l’espace numérique. Le renforcement de la sécurité des systèmes nationaux et des infrastructures numériques vitales figure également parmi les priorités.
La modernisation des procédures de certification électronique et la généralisation de l’identité numérique doivent, par ailleurs, faciliter l’accès des citoyens aux services administratifs à distance.
Le programme prévoit aussi de renforcer la sensibilisation aux bonnes pratiques numériques et de promouvoir une utilisation plus sûre des services en ligne.
L’un des objectifs consiste à améliorer le classement de la Tunisie dans l’Indice mondial de cybersécurité, en passant du niveau 3 atteint en 2024 au niveau 2 en 2027.
Six projets gouvernementaux intégrant l’IA en 2027
L’intelligence artificielle constitue un autre axe majeur du programme ministériel. Les orientations annoncées prévoient la mise en place d’un dispositif de gouvernance dédié à cette technologie, le soutien au développement de centres de données souverains à haute performance et l’élaboration d’une charte éthique encadrant son utilisation.
Parmi les projets envisagés figure la création d’un centre d’excellence en intelligence artificielle consacré au secteur de la santé. Cette initiative vise à favoriser l’intégration de ces technologies dans un domaine stratégique pour les services publics.
La modernisation de l’administration doit également bénéficier de nouveaux outils intelligents, notamment à travers le développement d’un assistant administratif et d’un portail national d’information juridique doté d’un moteur de recherche intelligent.
Le ministère ambitionne ainsi de tripler le nombre de projets gouvernementaux intégrant l’intelligence artificielle, en passant de deux projets recensés en 2026 à six en 2027.
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