La Tunisie perd du terrain dans la compétitivité touristique mondiale. Selon le Travel & Tourism Development Index 2026 du Forum économique mondial (WEF), elle occupe désormais la 82e place sur 110 économies évaluées, contre la 78e en 2024 et la 77e en 2019. Son score reste pourtant quasiment stable à 3,62 sur 7, révélant surtout une difficulté à suivre le rythme de progression des destinations concurrentes.
Publié le 25 septembre 2026, ce classement mesure les conditions favorisant le développement durable et résilient du tourisme. Il ne repose donc pas uniquement sur le nombre de visiteurs ou les recettes touristiques, mais prend également en compte les infrastructures, les ressources disponibles, la connectivité, la sécurité et l’environnement économique.
Des infrastructures qui pénalisent la destination
Le rapport met en évidence plusieurs faiblesses structurelles de la destination tunisienne. Les infrastructures de transport aérien obtiennent un score de 2,2 sur 7, tandis que les infrastructures terrestres et portuaires atteignent 2,5 sur 7. Les ressources autres que celles liées aux loisirs affichent également un score limité de 2,5 sur 7.
Ces résultats soulignent les difficultés liées à la connectivité et à la diversification de l’offre touristique. Ils contrastent avec les performances enregistrées dans certains autres domaines, notamment la compétitivité des prix (5,2 sur 7), la sûreté et la sécurité (4,8) ainsi que la santé et l’hygiène (4,2).
La Tunisie distancée par plusieurs destinations
Le recul tunisien prend une autre dimension à la lumière de l’évolution générale du classement. Selon le WEF, 101 des 110 économies évaluées ont amélioré leur score entre 2024 et 2026, avec une progression moyenne de 2,1%. La stabilité de la note tunisienne se traduit ainsi par une perte de positions face à des destinations qui améliorent leur compétitivité.
À l’échelle régionale, la Tunisie occupe la 10e place sur 12 économies de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). En Afrique du Nord, elle se classe derrière le Maroc et l’Égypte. Le Maroc figure à la 70e place mondiale, tandis que l’Algérie occupe le 89e rang.
Ces résultats mettent en évidence un enjeu qui dépasse la seule fréquentation touristique : la capacité de la Tunisie à améliorer les conditions structurelles de son offre et à renforcer son positionnement face à des destinations concurrentes.
Le maintien d’un score quasiment inchangé depuis 2024, alors que la majorité des économies progressent, souligne notamment l’importance des investissements dans les infrastructures, de l’amélioration de la connectivité et de la diversification des ressources touristiques.
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