La Tunisie, l’Algérie et l’Égypte appellent à organiser simultanément des élections présidentielle et législatives en Libye afin de mettre un terme aux phases transitoires et à la division institutionnelle. Réunis dimanche 25 octobre 2026 à Alger, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont réaffirmé leur soutien au processus politique conduit sous l’égide des Nations unies et annoncé que leur prochaine réunion se tiendrait en Tunisie.
Des élections simultanées pour sortir de l’impasse
Dans leur communiqué conjoint, les ministres ont soutenu les efforts onusiens et les initiatives internationales visant à faciliter l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et équitables, sur la base d’un cadre constitutionnel et juridique consensuel.
Il s’agit de mettre définitivement fin aux transitions successives, considérées comme un facteur d’aggravation de la crise, et de permettre la mise en place d’institutions légitimes, unifiées et stables.
Les trois pays ont également insisté sur la nécessité d’un processus politique inclusif, conduit par les Libyens eux-mêmes et fondé sur le dialogue et le consensus national. Ils ont réaffirmé leur soutien à la feuille de route politique annoncée par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) le 21 août 2025, ainsi qu’aux résultats du comité restreint de dialogue « 4+4 » et à l’accord-cadre signé le 30 août 2026.
Retrait des forces étrangères et préservation des avoirs libyens
Le communiqué appelle également au retrait des forces étrangères, des mercenaires et des combattants étrangers présents sur le territoire libyen. Les ministres ont rejeté les ingérences extérieures et plaidé pour une accélération de l’unification des institutions libyennes, notamment dans les domaines militaire et sécuritaire.
Sur le plan économique, ils ont insisté sur la préservation des ressources du pays et de ses avoirs financiers gelés à l’étranger. Ils demandent que ces actifs conservent leur valeur et soient gérés conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les trois responsables ont, par ailleurs, exhorté les parties libyennes à poursuivre la mise en œuvre du cadre de dépenses unifié pour 2026, annoncé le 11 février 2026, afin de renforcer la gestion des ressources publiques au service des intérêts de la population.
La prochaine réunion prévue en Tunisie
À l’issue de la rencontre d’Alger, les ministres ont convenu de poursuivre leur coordination au sein des instances régionales et internationales pour contribuer au règlement de la crise libyenne.
La prochaine réunion du mécanisme de concertation tripartite se tiendra en Tunisie, à une date qui sera fixée ultérieurement d’un commun accord. Cette décision prolonge le cycle de consultations engagé entre les trois pays voisins, dont la précédente réunion consacrée à la Libye s’était tenue au Caire le 21 mai 2026.
La rencontre tunisienne devra ainsi s’inscrire dans la poursuite des échanges entre Tunis, Alger et Le Caire sur les moyens de soutenir une solution politique durable, de préserver l’unité de la Libye et de favoriser le rétablissement d’institutions unifiées.
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