L’affaire du meurtre de Leïla Ben Salem, une Tunisienne de 45 ans tuée à son domicile à Montréal le 22 septembre 2026, connaît un nouveau rebondissement. Youcef Moussaoui, l’homme de 33 ans accusé de ce crime, est décédé le 2 novembre alors qu’il était détenu dans l’attente de son procès. Sa mort pourrait laisser sans réponse plusieurs questions sur les circonstances et les motivations de ce meurtre.
Arrêté le 15 octobre par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Youcef Moussaoui avait été inculpé de meurtre au premier degré et placé en détention à l’établissement de Bordeaux, à Montréal.
Une mort en détention qui fait l’objet d’une investigation
Selon les informations rapportées par les médias canadiens, l’accusé aurait tenté de mettre fin à ses jours en détention le 22 octobre. Il aurait ensuite été hospitalisé, avant de succomber à ses blessures.
Le Bureau du coroner du Québec a confirmé avoir été informé de son décès le 2 novembre. Une investigation a été confiée au coroner Andréjean Luc afin de déterminer les causes et les circonstances de cette mort.
Le Bureau du coroner a précisé que les investigations en cours sont confidentielles et qu’aucune information supplémentaire ne serait communiquée dans l’immédiat. Un rapport final sera toutefois rendu public.
Un meurtre commis pendant une visioconférence professionnelle
Leïla Ben Salem a été retrouvée sans vie le 22 septembre dans son appartement du boulevard René-Lévesque Est, dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal. Âgée de 45 ans, cette mère d’un garçon de 12 ans travaillait à l’Agence du revenu du Canada.
Elle participait à une formation professionnelle en visioconférence lorsque l’agression s’est produite. Selon les informations publiées par les médias canadiens, elle aurait été mortellement frappée à l’aide d’un objet contondant.
Le SPVM avait précisé que l’affaire ne relevait pas de la violence conjugale. Youcef Moussaoui avait été arrêté près de trois semaines après les faits, puis accusé de meurtre au premier degré.
Des motivations qui pourraient rester inconnues
Avant le décès de l’accusé, un différend financier entre lui et la victime figurait parmi les pistes évoquées par les enquêteurs, selon des informations publiées par le quotidien canadien La Presse. Cette hypothèse n’a toutefois pas été établie judiciairement.
Youcef Moussaoui aurait également travaillé comme concierge dans un immeuble situé à proximité de celui où résidait Leïla Ben Salem.
Sa mort avant la tenue du procès prive désormais la procédure judiciaire de l’occasion d’examiner publiquement les éléments du dossier et les éventuelles motivations du crime.
Lire aussi :